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lemonde.fr / 05 mars Pollution : la Chine s'engage à réduire ses émissions de CO2La Chine, premier émetteur de CO2 de la planète, veut réduire de 17 % le volume de ses émissions de dioxyde de carbone par unité de produit intérieur brut (PIB) d'ici à 2015, indique, samedi, le premier ministre Wen Jiabao. La consommation d'énergie par unité de PIB devra, elle, diminuer de 16% pendant la durée du 12e plan quinquennal (2011-2015), a ajouté le chef du gouvernement devant près de 3 000 délégués de l'Assemblée nationale populaire (ANP), le Parlement chinois. En 2011, "la consommation d'énergie par unité de PIB devra diminuer de 3,5 % et les émissions de CO2 chuter d'environ 3,5 % par rapport à l'année dernière", précise de son côté la Commission nationale pour le développement et la réforme, l'agence de planification chinoise, dans son rapport annuel aux députés. "Au cours des cinq dernières années (2006-2010), la consommation d'énergie par unité de PIB a diminué de 19,1 %", a indiqué M. Wen, précisant que son pays avait "encouragé l'exploitation des énergies propres". A l'avenir, "nous devons promouvoir de manière efficace la gestion économe des ressources et la protection de l'environnement. Nous devons répondre activement aux changements climatiques", a déclaré le premier ministre. Pour atteindre ces objectifs, a-t-il dit, "nous devrons faire en sorte que la consommation des énergies non fossiles atteigne 11,4 % de celle des énergies primaires" dans cinq ans. L'agence Chine nouvelle précise que cette part était de 8,3 % en 2010. La Chine a adopté un ambitieux programme des énergies renouvelables, notamment éolienne et hydraulique, ainsi que de construction de centrales nucléaires, alors que le charbon couvre aujourd'hui 70 % des besoins énergétiques du pays. Le gouvernement veut limiter à 4 milliards de tonnes équivalent charbon sa consommation totale d'énergie en 2015, ce qui correspond à une augmentation annuelle de 4,24 % sur cinq ans, a indiqué pour sa part vendredi à l'agence Chine nouvelle Zhang Guobao, l'ancien chef de l'administration nationale pour l'énergie.
Le point de vue d’EneRisAvec cette déclaration d’un nouveau genre, la Chine s’inscrit enfin dans l’effort mondial contre le réchauffement climatique. Après l’échec du Sommet de Copenhague où les pays à forte croissance avaient refusé catégoriquement tout engagement dans une réduction absolue de leurs émissions de gaz à effet de serre, la Chine semble avoir trouvé un axe pertinent pour s’engager : la réduction de ses GES par point de PIB. Cette solution permet de ne pas sacrifier leur forte croissance tout en mettant en oeuvre une démarche de responsabilité environnementale. Il convient toutefois de rester prudent sur ces déclarations et s’attacher à suivre attentivement les mesures mises en place par la Chine afin d’atteindre ces objectifs ambitieux. En cas de succès, cette politique de la part du 1er émetteur de GES mondial constituerait une preuve indéfectible qu’on peut aisément allier croissance et responsabilité environnementale, ce à quoi EneRis croit profondément. |
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