Le développement durable se conjugue au présent pour tous les consommateurs que nous sommes. En effet, la considération de l’impact environnemental et social des produits que nous consommons nous permet d’intégrer le développement durable au quotidien dans nos comportements. Les indicateurs d’informations sur ces sujets adoptent plusieurs formes (labels, certifications, étiquettes environnementales…), dont certains sont encadrées par la loi. Dès 1995, et sous une impulsion européenne, les premières étiquettes énergies sont apposées sur les appareils électroménagers, notant de A à G leur performance environnementale. En 2007, les premières expérimentations autour de l’affichage environnemental font suite au Grenelle de l’Environnement et sont portées par des acteurs volontaires comme Leclerc ou Casino. C’est en 2008 qu’une étiquette environnementale vient encadrer les performances des véhicules, en fonction de la pollution émise. Depuis le 1er janvier 2011, l’affichage du classement énergétique d’un bâtiment est obligatoire pour les mises en vente ou en location. A partir du 1er juillet 2011, l’affichage environnemental sera étendu à 168 entreprises françaises volontaires pour les produits de grande consommation.
Focus sur l’affichage environnementalComment sensibiliser les consommateurs à l’impact environnemental des produits qu’ils achètent quotidiennement ? Comment leur permettre de repérer ceux qui offrent la meilleure performance à cet égard? L’affichage environnemental est la réponse à ce défi d’une consommation véritablement éco-responsable. Initié en France dans le cadre du Grenelle de l’environnement, l’affichage environnemental des produits de grande consommation est un outil qui permet aux consommateurs de repérer au premier coup d’œil l’impact de ces derniers en terme d’émissions de CO2 et d’effets environnementaux significatifs : écotoxicité, consommation d’eau, effet sur la biodiversité, etc. De la même façon qu’il est informé de la teneur en sucres de son jus de fruits ou de la valeur nutritionnelle de ses biscuits, il dispose ainsi, dorénavant, d’informations environnementales fiables pour effectuer son choix. Alors que 168 entreprises ont été choisies par le Ministère du Développement Durable, l’expérimentation de l’affichage environnemental des produits de grande consommation devient une réalité, un défi auquel il convient de se préparer, et une réelle opportunité : permettant un geste d’achat éclairé pour les consommateurs, il représente pour les fabricants et les distributeurs un élément d’information capital dans le cadre d'une stratégie de développement durable. Fondements de l’affichage environnementalLongtemps restée en retrait par rapport à des thématiques telles que l’énergie, les transports, ou les déchets (qui bénéficient d’une attention environnementale déjà ancienne), la nécessité d’étendre la préoccupation environnementale au champ de la consommation a commencé à être reconnue au milieu des années 1990, pour s’imposer comme un enjeu capital en 2007, avec le Grenelle de l’environnement. Afin de sensibiliser les consommateurs à ces impacts et de leur permettre de choisir en connaissance de cause les produits qu’ils achètent quotidiennement, le Grenelle de l’environnement a décidé de pousser encore plus loin la logique de l’étiquette énergie déjà existante depuis 1995, en la développant et en la généralisant. Reposant sur l’idée que le consommateur doit pouvoir disposer d’une information claire et fiable sur les performances environnementales des produits (ou services) qu’il achète quotidiennement, cet affichage lui permet de repérer au premier coup d’œil l’impact de ces derniers en termes d’émissions de CO2 et d’effets environnementaux significatifs. Ainsi, de la même façon qu’il est informé de la valeur nutritionnelle de ses biscuits, le consommateur est renseigné sur la « teneur » en CO2 des produits qu’il achète et, selon les cas, sur les ressources en eau utilisées, les rejets toxiques ou encore les atteintes à la biodiversité occasionnées dans le cadre de leur production : il dispose ainsi de nouveaux critères pour sa décision d’achat. L’affichage environnemental n’a rien à voir avec de simples déclarations d’intention « vertes » de la part des fabricants et des distributeurs. Il n’est pas non plus un catalogue où seraient listés, de manière exhaustive, une multitude d’effets. Reposant sur la comptabilisation rigoureuse et objective des impacts environnementaux majeurs générés par un produit sur son cycle de vie complet (« du berceau à la tombe »), il vise à fournir une information fiable, pertinente et ciblée, qui soit suffisamment complète tout en restant lisible. Il comprend :
Mise en place de l’affichage environnementalProlongeant la logique de l’étiquette-énergie, mise en œuvre avec succès pour les appareils électroménagers depuis les années 1990, et pour les véhicules depuis l’année 2006, l’idée d’un affichage complet des performances environnementales des produits de grande consommation émerge en 2007, au sein groupe de travail n°4 du Grenelle : « Adopter des modes de production et de consommation durables ». Quoique méconnue, l’importance de la consommation de biens et de services par les ménages en termes d’impacts carbone et environnementaux est en effet déterminante: selon les méthodes de calcul utilisées, on estime qu’elle représente entre 40 et 70% des émissions nationales de gaz à effet de serre – sans parler de son effet sur les ressources naturelles. C’est aux distributeurs et aux fabricants qu’il reviendra de mettre en place, concrètement, l’affichage environnemental. Face à cette obligation nouvelle et d’une certaine ampleur, ils devront être prêts. Certains d’entre eux ont d’ailleurs initié des démarches allant dans le sens d’une mise à disposition du consommateur d’informations environnementales (et parfois sociales). Début mars 2011, 168 entreprises ont été désignées par le Ministère du Développement Durable afin d’expérimenter l’affichage environnemental des produits de grande consommation. En juillet 2012, le Gouvernement remettra un rapport d’évaluation au Parlement sur cette expérimentation qui décidera alors de la généralisation ou non à tous les produits de grande consommation. |
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